Forest : nouvel arrêt de travail à l’athénée Andrée Thomas

Forest : nouvel arrêt de travail à l’athénée Andrée Thomas

La police avait par ailleurs été appelée le mardi 3 décembre par la direction pour gérer une action de protestation des élèves, qui entendaient dénoncer la mauvaise gestion administrative de leur école.

Une vingtaine d’enseignants de l’athénée Andrée Thomas à Forest ont marqué vendredi à 11h40 un arrêt de travail de 50 minutes, selon l’estimation du permanent SLFP Nourradine Amraoui. Tous les professeurs ayant cours n’étaient pas présents et l’action a dépassé le cadre des seuls affiliés de la CGSP, a-t-il précisé. Ces derniers ont déposé une motion pour deux arrêts de travail d’une heure vendredi et lundi afin de réclamer le départ de la directrice et la désignation d’un autre interlocuteur que la préfète de zone.

La préfète de zone a rencontré les enseignants lors de l’arrêt de travail, dans un contexte tendu. “Elle a été huée par les enseignants et ils ne veulent plus d’elle comme interlocuteur“, rapporte Nourradine Amraoui. Celui-ci tempère cependant l’animosité au sujet de la directrice: “On remet tout sur la cheffe d’établissement, mais si elle a ses responsabilités dans ces problèmes, elle n’est pas la seule“.

La police avait été appelée pour une protestation des élèves

Pour rappel, la police avait été appelée le mardi 3 décembre par la direction pour gérer une action de protestation des élèves, qui entendaient dénoncer la mauvaise gestion administrative de leur école, une revendication portée de longue date par le corps enseignant. Différentes rencontres ont été organisées à compter du jeudi suivant l’incident pour déterminer un plan d’action afin d’organiser une reprise des cours sereine.

La préfète de zone a annoncé que la directrice ne serait pas écartée, car les problèmes soulevés ne sont pas arrivés avec elle, ce qui est vrai, mais quand on lui a fait part de la souffrance du personnel, elle a refusé de mettre en place une enquête psychosociale de bien-être au travail“, avait déploré la présidente de la CGSP-Enseignement Bruxelles, Magali Moyart. “Au contraire, au lieu de se concerter avec les membres du personnel, elle a imposé des choses“.

La décision de garder la directrice aurait été communiquée dès le jeudi suivant les incidents, soit au début du processus mis en oeuvre pour écouter les revendications des élèves, enseignants et éducateurs.

Au sortir de la réunion de ce lundi avec la préfète de zone, les professeurs affiliés à la CGSP ont en conséquence décidé de réaliser deux arrêts de travail pour exiger le départ de la directrice et solliciter un autre interlocuteur que la préfète de zone désignée par le pouvoir organisateur de Wallonie-Bruxelles Enseignement. Plus haut dans la hiérarchie, le deuxième mandat de l’administrateur général adjoint n’a pas été reconduit, mais cela n’est pas suffisant pour les enseignants.

Des éducateurs supplémentaires

D’après Mme Moyart, il a été promis d’engager deux éducateurs supplémentaires et deux membres pour le personnel ouvrier, “parce que les gens n’en peuvent plus: des éducateurs et des ouvriers sont en maladie et ceux qui restent doivent faire leur travail“. Ces mesures ne combattent cependant pas la source du mal-être au travail, à savoir la mauvaise gestion de l’établissement, estime-t-elle.

Belga

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